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Histoire de Trois-Rivières
À l'origine, le site de Trois-Rivières est fréquenté par des autochtones de la grande famille algonquine. En 1535, l'explorateur Jacques Cartier va décrire le site; en 1599, le capitaine Dupont-Gravé va le nommer : «Trois-Rivières»*. Enfin, en 1603, le géographe Samuel de Champlain va noter qu'il serait avantageux d'y établir une habitation permanente, qui sera finalement érigée par un dénommé Laviolette, le 4 juillet 1634. D'abord comptoir de commerce, Trois-Rivières va ensuite développer cette triple vocation qu'elle va conserver au fil des siècles : siège de gouvernement, ville d'éducation et cité industrielle.
* Fondée en 1634, la ville occupe toutefois un emplacement connu des Français depuis 1535 alors que Jacques Cartier, dans un voyage le long du Saint-Laurent, s'y arrête pour planter une croix sur l'Ile Saint-Quentin. Mais son nom Trois-Rivières n'est employé pour la première fois qu'en 1599 par le Sieur Depont Gravé, géographe à l'emploi de Champlain, lequel confirme le nom en 1603. Sieur De Pont Gravé, alors qu'il navigue sur le fleuve en direction de Montréal, aperçoit à peu d'intervalles un premier affluent du fleuve, une langue de terre, un deuxième affluent, une autre langue de terre, et finalement un troisième affluent qu'il prend encore pour une rivière différente. Il ne sait pas alors que deux grosses îles (Saint-Quentin et De La Potherie) divisent le cours de la rivière Saint-Maurice en trois branches à l'endroit où celle-ci se jette dans le fleuve.
Siège d’un gouvernement régional à partir de 1665, Trois-Rivières connaîtra le Régime français, la Conquête britannique et même une brève occupation américaine, qui se terminera par la défaite des «Bostonnais», aux portes de la ville, en 1776. Au fil des ans, Trois-Rivières consolidera sa vocation de leader régional en devenant le siège d’un district judiciaire (1792) et d’un évêché (1852).
Au plan de l’éducation, des missionnaires enseignants vont se présenter sur le site de Trois-Rivières dès 1617, c’est-à-dire avant même la fondation de la ville. Avec l’arrivée des religieuses Ursulines, en 1697, une première maison d’enseignement verra le jour et plusieurs autres suivront, jusqu’à l’ouverture de l’Université du Québec à Trois-Rivières, en 1969.
Au plan économique, après l’ère des coureurs des bois et du commerce de la fourrure, Trois-Rivières deviendra ville industrielle quand vont entrer en production les Forges du Saint-Maurice, première industrie lourde au Canada, en 1738. Une centaine d’années plus tard, avec l’exploitation forestière de la vallée du Saint-Maurice, Trois-Rivières va recevoir des scieries d’abord, puis enfin des usines de papier.
À partir des années 1960, Trois-Rivières va diversifier sa base économique en misant sur l'éducation collégiale et universitaire, de même que sur l'animation culturelle et touristique. À ce sujet, la ville peut se vanter d'avoir gardé vivant et rayonnant son centre-ville, qui abrite une intense activité culturelle, dont fait partie le Festival international de la poésie. Elle est aussi une ville de loisir et de sport, qui présente chaque année un Grand-Prix automobile à dimension internationale.
Enfin, le Trois-Rivières des années 2000 déborde largement les frontières de l’ancienne ville du même nom. En effet, le 4 juillet 2001, le gouvernement du Québec décrétait la fusion des villes de Trois-Rivières, Cap-de-la-Madeleine, Trois-Rivières-Ouest, Pointe-du-Lac, Saint-Louis-de-France et Sainte-Marthe-du-Cap, pour former une nouvelle entité de 125 000 habitants.
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Chronologie
1535 : À bord de son navire « l'Émerillon », Jacques Cartier explore des lieux qu'il nomme « grande rivière de Canada » (le fleuve Saint-Laurent), « rivière de Foix » (la rivière Saint-Maurice) et « grand lac d'Angoulême » (le lac Saint-Pierre).
1601 : Sur la carte de Levasseur apparaît un cours d’eau désigné comme « la rivière des Trois-Rivières ». C’est la première mention de ce nom.
1603 : Champlain remonte le fleuve, à la recherche d’un site propice à habiter. Il vante les avantages de ce lieu nommé « les Trois-Rivières ».
1634 : Champlain envoie Laviolette construire « l’habitation des Trois-Rivières ».
1636 : L’abbé de la Madeleine devient propriétaire d’une immense seigneurie bornée au sud-ouest par «le cap des Trois-Rivières».
1651 : Une partie de la seigneurie de La Madeleine est cédée aux Jésuites, qui vont la mettre en valeur.
1665 : Le Canada est divisé en trois « gouvernements » : Québec, Trois-Rivières et Montréal.
1738 : Les Forges du Saint-Maurice entrent en production.
1763 : Les conquérants britanniques abolissent le gouvernement des Trois-Rivières.
1776 : Bataille des Trois-Rivières. Défaite des envahisseurs américains.
1792 : Trois-Rivières redevient capitale régionale en recevant le siège d’un district judiciaire.
1845 : Trois-Rivières devient municipalité.
1852 : Création du diocèse de Trois-Rivières. Aménagement de la rivière Saint-Maurice pour le flottage du bois.
1855 : Abolition du régime seigneurial. Élection des premiers conseils municipaux à Pointe-du-Lac, Trois-Rivières (paroisse) et Cap-de-la-Madeleine.
1904 : Élection du premier conseil municipal à Saint-Louis-de-France.
1915 : Élection du premier conseil municipal à Sainte-Marthe-du-Cap.
1968 : Fusion de huit établissements scolaires pour former le Collège d’enseignement général et professionnel de Trois-Rivières.
1969 : Le Centre des études universitaires devient l’Université du Québec à Trois-Rivières. L’école normale Christ-Roi devient le collège Laflèche.
1997 : Fusion des hôpitaux Saint-Joseph et Sainte-Marie pour former le Centre hospitalier régional de Trois-Rivières.
1998 : Fusion de trois commissions scolaires pour former la nouvelle Commission scolaire « Chemin-du-Roy ».
2001 : Fusion des villes de Cap-de-la-Madeleine, Pointe-du-Lac, Sainte-Marthe-du-Cap, Saint-Louis-de-France, Trois-Rivières et Trois-Rivières-Ouest pour former la nouvelle ville de Trois-Rivières.
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Armoiries et devise de Trois-Rivières

Ces armoiries ont été adoptées en 1959 pour remplacer l'ancien blason qui ne respectait pas les exigences de l'art héraldique.
» Le chevron
Il est extrait des armoiries de Pierre Boucher, célèbre gouverneur de Trois-Rivières.
Né à Mortagne-au-Perche en 1622, Pierre Boucher arriva au Canada à l'âge de 12 ans. Sa famille s'installa à Trois-Rivières en 1646. Il fut interprète, soldat, commandant puis gouverneur de Trois-Rivières, juge royal, seigneur de Boucherville, ambassadeur de la Nouvelle-France auprès de Louis XIV. A 15 ans, il accompagnait les jésuites en huronie. Il assistait à la fondation de Ville-Marie en 1642. Le 23 août 1653 et pendant plusieurs jours avec 46 hommes il sauva Trois-Rivières et toute la colonie contre 600 iroquois. En 1655, il fut le premier canadien anobli par Louis XIV et le premier à écrire un livre "Histoire véritable et naturelle du pays de la Nouvelle-France". Il mourut à sa seigneurie de Boucherville le 19 avril 1717 et laissa une nombreuse descendance.
» Les trois poissons
Ils symbolisent les trois rivières. Ils sont aussi le totem des premiers occupants des lieux, les indiens Attikameks.
» La fleur de lys
Elle indique les origines françaises de la ville.
» Les feuilles d'érable
Elles soulignent l'appartenance canadienne.
» Le castor
Il représente l'esprit industrieux de nos gens.
» La devise
Deus nobiscum quis contra est tirée d'une épître de Saint-Paul aux Romains et signifie : « Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? ».
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